Ce qu’est un arbitrage
Si les meilleurs prix de toutes les issues, pris auprès de sources différentes, impliquent au total moins de 100%, on peut répartir ses mises sur chaque issue de façon à gagner quel que soit le résultat.
Un exemple : une victoire à domicile à 2,10 chez une première source, un nul à 3,60 chez une deuxième, une victoire à l’extérieur à 4,20 chez une troisième. Les probabilités sont 47,6% + 27,8% + 23,8% = 99,2%. Répartissez les mises dans les mêmes proportions (47,6 + 27,8 + 23,8 = 99,2 unités), et toute issue rend 100 : un gain d’environ 0,8%.
Ce que montre l’historique
Aux meilleurs prix de clôture, 40% des matchs offraient formellement un arbitrage, mais le gain moyen était de 1,4% de la mise totale, et des arbitrages de 2% ou plus sont apparus dans 9,1% des matchs. Aux prix précoces, il y en a moins : 18% des matchs, 0,7% en moyenne.
Une réserve importante : les meilleurs prix ont été rassemblés après coup auprès de dizaines de sources. Certains n’ont duré que quelques secondes ; d’autres étaient des erreurs que le marché annulerait. Il y a bien moins d’arbitrages réels que l’on aurait pu saisir à temps.
Pourquoi c’est difficile
- Il faut agir auprès de plusieurs sources à la fois, avant que les prix ne changent.
- Le gain est une fraction de pour cent, donc il faut de grosses sommes, et de grosses sommes veulent dire des plafonds.
- Le marché repère les « arbitragistes » à leurs habitudes et réduit leurs plafonds à des montants symboliques.
- Le marché a le droit d’annuler une sélection à un prix manifestement erroné, et l’arbitrage devient alors une sélection ordinaire, avec un risque.